Wissa est sorti sur blessure !
Buteur dès la 22e seconde face à Manchester City, Yoane Wissa a quitté le terrain avant la pause, victime d’une blessure après un tacle appuyé de Mateo Kovacic.
Un coup dur pour l’international congolais !

Wissa est sorti sur blessure !
Buteur dès la 22e seconde face à Manchester City, Yoane Wissa a quitté le terrain avant la pause, victime d’une blessure après un tacle appuyé de Mateo Kovacic.
Un coup dur pour l’international congolais !


TO LOMUKA
TU LAMUKE
TELAMA
JUKAYI KULU
POLITICIENS N’ONT PAS DES PROBLÈMES MALGRÉ LA RUSE ET LES DISCOURS DÉMAGOGIQUE ( ENJÕLEUR )! LA POPULATION OU LE PEUPLE CELUI QUI EST LE SOUVERAIN PRIMAIRE, LE CONGOLAIS RESTE AVEUGLES DUPÉ :
Un vieux qui t’achète le whisky ou le fufu au quartier postule, tu le soutiens.
Un TIK TOKEUR ou TIK TOKEUSE expert en insulte postule, tu le soutiens.
Un musicien juste parcequ’il chante bien, postule tu le soutiens.
Un DJ juste parcequ’il sait mixé le AMAPIANO avec Le KARINDULA postule, tu le soutiens.
Un joueur juste parceque tu aimes sa façon de driblé, postule, tu le soutiens.
Un analyste politique juste parcequ’il exprime bien en français, postule tu le soutiens.
RECADRAGE : 👇
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Déjà il faut savoir que, 90% des congolais votent juste par fanatisme ( émotionnel)! Peu sont ceux qui votent pour voir un changement. Et déjà, le député que tu as voté en 2018, qui reçoit actuellement 21.000$ en national et 13.000 $ en province, qu’est-ce qu’il a fait pour toi ? L’as-tu vu plaidé pour ta Commune ou ville dans l’assemblée ou parlement ? Si c’est oui, combien des fois ?, a-t-il réalisé ses promesses ? , où se trouve sa famille ? , après la publication des résultats de la CENI, il répond à tes attentes ? , pour finir les polos, farines , pagnes , 200 dollars tenira jusqu’en 2028 ?
Et aujourd’hui, d’ailleurs dans de groupe,Combien ont vu leur salaire grimpé ? Combien dans ce groupe ont un métier qui leur fait gagné 500$ le mois ?
Et c’est toi aujourd’hui qui doit prendre conscience
Tu vends ta voie à 10.000 fc, un polo, la farine etc… et lui gagne 21.000 $ à 13.000 $
NA LINGI MBOKA
MU MEZOLA BWALA
NA PENDA ITSHI
NDI MUSWA DITUNGA EDI

Le roi de Bongo Fleva, Diamond Platnumz serait congolais d’après les interpellations des certains tanzaniens. La nationalité d’origine de Chibu Dangote suscite des interrogations chez certains Tanzaniens sur les réseaux sociaux.
Quelques vidéos montrant un de ses compatriotes le traitant de congolais font le tour de la toile à Dar-es-salam. Jusque-là, le général Dangote n’a fait aucune réaction publique malgré ses accusations relatives à sa nationalité douteuse, dont l’intéressé reste muet.
Affaire à suivre…

#Rap 🇺🇸/ Le 1er single commercial de Rap de l’histoire a été produit par une femme noire américaine Elle s’appelait Sylvia Robinson. C’est en 1979 qu’elle a découvert le rap, et c’est grâce à son flair que le tube Rapper’s Delight, du groupe The Sugar Hill Gang, a vu le jour.
« Le rap n’existait pas sur disque […] et elle a eu l’idée de le commercialiser, de le mettre sur disque, et c’est de là que tout est parti. »
ATELIER DE FORMATION SUR LE JOURNALISME DE PAIX ORGANISÉ PAR IREX ,le Mandela Washington Fellowship À LUBUMBASHI allant du 03 au 04 août 2023 dans l’enceinte de l’hôtel Lubumbashi. Formateur : GOLDEN MAUNGANDZI , FACILITATEUR : LYDIE MUKASEKURU

Le journalisme de paix, encore appelé journalisme sensible au conflit, a été développé par des spécialistes en gestion des conflits dans les années 1970. Il véhicule l’idée selon laquelle le journaliste qui intervient dans un pays en crise peut aider à atténuer un conflit par une pratique professionnelle plus responsable. Il doit, pour ce faire, « diffuser des informations exactes et impartiales » (Howard, 2004 ) Le journaliste doit alors se focaliser sur les faits, et non porter son attention sur le gagnant d’un conflit comme s’il s’agissait d’un sport.Par son approche, ce professionnel doit ainsi apporter une meilleure compréhension du conflit qui peut avoir de multiples causes et effets (Galtung, Fischer ; 2013). Pour certains auteurs, il peut même être un médiateur qui facilite le dialogue entre toutes les parties au conflit en créant un cadre propice aux interactions dans l’espace public (Peleg, 2006). Ce journaliste pourrait aussi présenter les difficultés que vivent les victimes d’une crise sans accorder une voix prépondérante à un groupe plutôt qu’à un autre. En sensibilisant les leaders politiques à la cause de ces victimes, il pourrait favoriser des prises de décisions de la part des dirigeants (Galtung, 2013 ; Lynch, 2006, 2007 ; McGoldrick, Lynch, 2000). Le journaliste de paix est également appelé à faire ressortir les actions significatives, comme les accords de paix ou les actes de réconciliation qui sont des éléments positifs de sortie de crise.S’inspirant de cette vision normative, plusieurs organismes internationaux ont alors décidé d’expérimenter ce journalisme de paix dans des pays en crise. Il faut dire que la récurrence des médias propagandistes durant les conflits va entrainer une prise de conscience de la part de la communauté internationale. Par exemple, peu après le génocide rwandais, l’organisme Reporters sans Frontières a mis sur pied une radio dénommée Agatashya1, afin d’aider les victimes des massacres en diffusant des informations crédibles et impartiales. L’idée était de contrecarrer les messages de haine et la propagande de la RTLM2 (Chrétien, 1991, 2007).

La Fondation Hirondelle, quant à elle, participe depuis plus de vingt-cinq ans à la mise en place de radios autonomes et au renforcement des capacités des journalistes des zones en conflit en s’inspirant des principes du journalisme de paix. Les initiatives de la fondation vont également intéresser les Nations Unies 3 qui vont instituer, dans le cadre de leurs actions, des radios dites « de paix » dans des pays en crise. Sur la base de ces expériences, nous avons donc voulu en apprendre davantage sur la mise en œuvre de ce journalisme de paix. Une telle recherche s’avérait nécessaire quand on sait que plusieurs auteurs critiques ont trouvé utopique, voire illusoire, d’envisager l’effectivité de ce journalisme. 3En effet, pour Loyn (2007) et Hanitzsch (2007), eux-mêmes journalistes à la base, les contraintes professionnelles et organisationnelles qu’impose le journalisme rendent impossible une telle pratique. Selon eux, le journaliste n’a pas suffisamment de temps pour analyser en profondeur un conflit. Il n’est pas seul à décider des informations qui doivent être communiquées au public et il doit rendre des comptes à ses supérieurs. Il pèse sur le journaliste une obligation de rendement qui l’empêche d’être totalement libre d’agir comme bon lui semble. Par ailleurs, le journalisme de paix impliquerait une forme d’engagement qui ferait perdre toute neutralité au journaliste. Or, comme le pensent ces auteurs, le rôle du professionnel de l’information n’est pas d’être un acteur engagé. Il doit plutôt préserver son objectivité en étant détaché le plus possible de la réalité qu’il couvre (Loyn 2007 ; Hanitzsch, 2007). 4Pour comprendre alors comment le journalisme de paix arrive à être expérimenté dans des pays en crise, alors qu’il divise en Occident professionnels de l’information et activistes engagés dans la gestion des conflits, nous avons fait le choix de mener une recherche qualitative empirique. Nous avons pris pour cas d’étude un média dédié à la paix. Il s’agit de la radio Okapi de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO). Cette radio a été mise en place grâce à des efforts concertés entre la Fondation Hirondelle et les Nations Unies. La collaboration entre les deux institutions dans la gestion de la radio Okapi va impliquer un partage des charges logistiques, financières et techniques.
La Fondation Hirondelle a défini la ligne éditoriale et les programmes de la radio en s’inspirant en grande partie du journalisme de paix. Grâce aux efforts des deux institutions, la radio Okapi émet pour la première fois en février 2002. Comme nous avons pu le constater en analysant sa grille de programme mise à notre disposition en 20195, une grande partie des contenus informationnels de la radio Okapi est dédiée aux questions portant sur les droits de l’homme, la santé, l’éducation, voire la gouvernance. Selon Bwiti et al. (2013), la radio Okapi a gagné en notoriété en RDC pour trois raisons essentielles. « D’abord, elle est une source majeure d’information pour les autres médias. Ensuite, elle compense les faiblesses du paysage médiatique local en assumant des rôles que d’autres ne peuvent assurer.
Enfin, elle occupe une place de modèle, de référence, et a un impact direct sur le travail des médias concurrents qui s’inspirent de ses émissions et de ses pratiques. » (Bwiti et al., 2013 : 49). Mais, en dépit de son rôle significatif en RDC, la radio Okapi se retrouve aujourd’hui sous le feu des critiques. Il lui est également reproché un manque « de distance critique par rapport à l’action de la MONUC [ancien nom de la MONUSCO] et de ses troupes » (Frère, 2008 : 26) ou une « surmédiatisation des informations relatives à l’ONU » (Bwiti et al., 2013 : 53).
C’est d’ailleurs le rôle de la radio dans la mise en visibilité des actions de la mission qui serait à la base de la fin de la collaboration entre la MONUSCO et la Fondation Hirondelle (Faye, 2019). Depuis 2014, la gestion de la radio Okapi est donc revenue à la MONUSCO.

À travers les pratiques des professionnels au sein de cette radio dédiée à la paix, nous voulions comprendre comment un journalisme de paix pouvait être mis en œuvre et sous quelles conditions. Nous avons donc opté pour une recherche qualitative empirique.
Sur le plan méthodologique, nous avons utilisé des outils classiques de collecte de données, à savoir l’entretien semi-dirigé, l’observation non participante, l’analyse de contenu et la recherche documentaire. Nos entretiens ont été menés en face à face avec dix-sept personnes travaillant au sein de la radio Okapi durant le mois de mars 2019.
Ce sont quatorze journalistes (denationalité congolaise) et trois responsables qui ont été interrogés dans le cadre de cette recherche. Le nombre de journalistes a été limité du fait de l’effet de saturation. En clair, nos entretiens ne nous apportaient plus de nouvelles informations.
Les responsables interrogés étaient le directeur du département de l’information publique de la mission de paix (fonctionnaire international et ancien journaliste de la BBC), le rédacteur en chef et son adjoint (tous deux de nationalité congolaise). Sur le plan organisationnel, la radio Okapi dépend du département de l’information publique chargée de gérer toutes les communications internes et externes de la mission de paix des Nations Unies en RDC. Lors de l’analyse de nos données, l’emploi du logiciel QDA Minerai a été combiné à l’approche par théorisation ancrée de Paillé (1994).

La recherche qualitative peut être subjective à cause du rôle d’interprétation auquel se livre le chercheur (Pires, 1997). Notre étude comporte alors de possibles biais de perception, des limites dues à notre démarche méthodologique ou à d’autres facteurs auxquels nous avons été confrontée au cours de cette recherche (barrière linguistique, manque de ressources, temps relativement court du terrain…). En dépit de ces limites, nous pouvons apporter des éléments de réponse en lien avec nos questions de recherche.

Nous avons ainsi identifié quelques facteurs qui influencent les pratiques journalistiques au sein des médias dédiés à la paix dans la mise en œuvre d’un journalisme sensible au conflit. Nous avons émis l’hypothèse qu’il existe un lien entre la culture organisationnelle et l’appropriation d’une pratique comme celle du journalisme de paix. Selon Bertrand (1991), la culture d’une organisation est « la perception et l’interprétation des valeurs d’une organisation que se donnent ses membres afin d’être en mesure de comprendre, d’apprendre et d’agir ».

Pour lui, cette culture se décline en valeurs, en stratégies, et en actions. C’est donc en référence à ces trois points (valeurs, stratégies et actions) que nous présenterons les facteurs identifiés au cours de notre recherche comme favorables ou défavorables à la mise en œuvre du journalisme de paix. Afin de respecter les exigences du présent numéro, nous présenterons dans cet article une partie des résultats obtenus à la suite des entretiens effectués au sein de la radio Okapi. Les facteurs favorables à la mise en œuvre du journalisme de paix En prenant pour cas d’étude la radio Okapi, l’idée était d’analyser de manière empirique le journalisme de paix et ce, dans une perspective organisationnelle, c’est-à-dire en lien avec les normes, les pratiques et les relations qui existent dans une organisation. Comme évoqué plus haut, le journalisme de paix est un concept qui encourage des pratiques professionnelles orientées vers la recherche de la paix (Galtung, 2013 ; McGoldrick, Lynch, 2007). Or, les journalistes évoluent au sein de structures hiérarchisées et parfois contraignantes qui exigent d’eux un certain rendement (Charron, de Bonville, 2002). Dans le cas des médias de paix comme la radio Okapi, nous avons identifié des normes et stratégies organisationnelles qui, loin d’être des obstacles, s’avèrent être des avantages dans la mise en œuvre du journalisme de paix. expiré. » (RDC, 2002) Cette immunité a entraîné chez les journalistes de la radio Okapi un sentiment de liberté en matière d’expression, de prise de décisions et d’actions, qu’ils n’avaient pas auparavant. Parce qu’ils se sentent protégés, ils disent être confortés dans leur métier.

Ils s’autorisent alors à porter un regard critique sur la société et les acteurs politiques. Un animateur nous a expliqué avoir été convoqué par la police au motif qu’il aurait tenu des propos portant atteinte à l’intégrité du chef de l’État. Le principe, en interne, étant qu’aucun journaliste ne soit tenu pour responsable pour un acte posé sur le plan professionnel, c’est le directeur du département de l’information publique qui a dû répondre à la convocation. Le journaliste interviewé a particulièrement apprécié le fait de se sentir soutenu et défendu par son supérieur. Toutefois, même si ces journalistes jouissent d’une certaine liberté d’action et de mouvement en RDC, nous avons pu aussi nous rendre compte que ces privilèges étaient assortis d’interdits. Le but étant d’éviter, semble-t-il, tout abus de la part des journalistes. La mission a donc édicté des règles qu’ils doivent respecter. Par exemple, pour éviter les potentiels conflits d’intérêts, il leur est interdit de cumuler des emplois ou de monnayer leur service. Il leur est interdit de recevoir des dons, des titres honorifiques, des décorations, ou rémunérations d’une source gouvernementale ou non gouvernementale sans l’accord du secrétaire général des Nations Unies. Selon l’article 1.2 des statuts de l’ONU relatifs aux droits et aux obligations essentielles du fonctionnaire « [Il] y a conflit d’intérêts lorsque, du fait de quelque action ou omission de sa part, l’intérêt personnel du fonctionnaire vient nuire à l’exercice de ses fonctions ou à l’intégrité, l’indépendance et l’impartialité que lui impose sa qualité de fonctionnaire international.

Le fonctionnaire concerné signale tout conflit d’intérêts, ou risque de conflit d’intérêts, au chef du bureau dont il relève, l’Organisation devant neutraliser ce conflit et le résoudre au mieux de ses intérêts propres. » (ONU, 2017 : 11) Ainsi, du fait de leur statut, les journalistes ne peuvent exercer d’autres fonctions rémunérées ou non rémunérées sans accord préalable. De ce qui nous a été rapporté, deux journalistes de la radio Okapi auraient présenté leur candidature pour des postes de députés nationaux au cours des dernières élections de décembre 2018. Les chefs de la mission en ont eu vent. L’information est alors remontée au siège des Nations Unies à New York. Le département en charge de la conduite et de la discipline, le bureau en charge des affaires légales et la cellule d’investigation de la MONUSCO ont conjointement diligenté une enquête pour faire la lumière sur cette situation. Ces journalistes ont alors préféré démissionner. Ainsi, même si, au niveau national, les journalistes ont une immunité qui leur permet d’exercer leur profession, ils peuvent répondre de leurs actes au regard des dispositions internes établies par la mission. D’ailleurs, cette immunité ne les protège pas de toutes les actions. Elle couvre seulement les actes posés « dans » l’exercice de la fonction. Tout manquement en dehors du travail est censé être régi par les lois congolaises.

Comme Bernier (2014) l’a affirmé, « l’imputabilité est un élément essentiel et nécessaire à la légitimité sociale du journalisme, comme elle l’est pour toute activité sociale qui porte à conséquence » (Bernier, 2014 : 355). En intégrant une institution, comme celle des Nations Unies, les professionnels acceptent de se soumettre aux principes éthiques et déontologiques régissant le travail en interne. De ce fait, ils sont soumis aux mécanismes de régulation mis en place par l’institution. En outre, même avec les avantages et les protections qu’offrent les Nations Unies aux journalistes de la radio Okapi, un journalisme de paix ne serait pas effectif sans les connaissances et les compétences de ces derniers. Des connaissances nécessaires aux journalistes 18La neutralité et l’impartialité sont des piliers du journalisme d’information (Bernier, 2014). En analysant les propos des journalistes et responsables interviewés, ces principes sont apparus comme des nécessités dans un pays en crise. Nous avons rencontré au sein de la radio Okapi un journaliste qui avait travaillé à l’Est de la RDC. Cette zone est la plus instable du pays sur le plan sécuritaire. Il a affirmé que faire des commentaires dans l’exercice de ses fonctions peut coûter la vie au professionnel de l’information. Il nous a expliqué que lorsqu’il travaillait dans la région, il a connu des journalistes qui ne rentraient pas chez eux après leurs journées de travail. Ils avaient peur de subir des représailles à cause de leurs interventions à la radio. Un autre journaliste de la radio Okapi a affirmé qu’il connaissait bien les principes de neutralité et d’impartialité du fait de sa formation en journalisme.
Mais, ces notions restaient théoriques. En travaillant au sein de la radio des Nations Unies, il dit avoir expérimenté la pratique d’un journalisme neutre et impartial. Il nous a expliqué que dans les années 1990, il travaillait dans une radio locale détenue par un groupe rebelle. Aujourd’hui avec le recul, il se définit lui-même comme un ancien journaliste de guerre devenu journaliste de paix pour avoir appris à faire la part des choses entre propagande et journalisme professionnel. «C’était une radio qui faisait un peu de la propagande. On appelait ça la guerre médiatique. Il y avait des militaires, sur le terrain, qui se battaient et nous, nous étions sur les ondes.

Nous nous battions aussi. C’était un peu une radio de guerre . On nettoyait aussi l’image de notre mouvement . On se disait que le pouvoir de Kinshasa était un pouvoir prédateur qu’il fallait chasser pour instaurer l’état de droit » (Extrait d’entretien réalisé avec un journaliste à Kinshasa en mars 2019). 19Par ailleurs, pour les responsables et journalistes interviewés, en plus d’être neutre et impartial, un professionnel doit veiller à l’équilibre dans le traitement de l’information. Traiter une information de manière équilibrée, pour eux, revient à offrir aux auditeurs plusieurs avis sur une question donnée. Le journaliste qui couvre une actualité s’efforce de présenter des points de vue de différentes personnes même si ceux-ci sont divergents. Il cherche toujours à avoir deux sons de cloche lorsqu’il traite de l’information. La recherche de l’équilibre informationnel repose aussi sur le fait que le journaliste puisse être en mesure de s’effacer pour laisser parler des sources (même) opposées (Bernier, 2014).

Par la confrontation des avis, le journaliste donne ainsi la possibilité au public de se faire une idée des faits présentés. Certains journalistes ont mentionné le fait qu’il était capital que l’information transmise au public soit vraie. La vérité reste un principe normatif du journalisme. Elle est impérative et le journaliste doit être en mesure de s’en rapprocher (Bernier, 2014).
Pour les journalistes de la radio de paix des Nations Unies, une information vraie est avant tout vérifiable. Ils vont alors à la source des informations ou ils sont souvent contactés par des citoyens. Dans ces cas de figure, ils disent prendre les informations qui leur parviennent avec des pincettes. Souvent, après vérification, les journalistes découvrent que certaines sources d’information supposées apolitiques se trouvent être à la solde d’acteurs politiques. Il faut dire que la RDC compte plus de 600 partis politiques et presque autant d’organisations se réclamant de la société civile.

Ne pas contrôler la source de l’information peut ainsi pousser le journaliste à induire en erreur les citoyens s’il livre un mauvais message. Avoir des informations fiables dans des contextes de crise s’impose donc comme une nécessité. Les journalistes de la radio Okapi affirment mettre tout en œuvre pour atteindre cet objectif. Cependant, il n’en demeure pas moins qu’il pèse sur eux des contraintes qui entravent leurs pratiques professionnelles.

Les chevaliers de la plume et du micro ont trouvés cette formation bénéfique pour mieux exercer leurs métiers.
HÔTEL LUBUMBASHI a servi de cadre !


